Sur la route avec Springsteen

Le Boss inspire, c’est le moins qu’on puisse dire.

Quand j’ai vu cette jeune fille brune aux cheveux longs faire du stop sur le bord d’une page du net, avec pour destination « The River », j’ai tout de suite cliqué dessus et mis la main au panier pour conclure la transaction, comme on fait de nos jours.

« Allez monte, ma jolie, pas sûr que ce Démoulin t’y amène par la bonne route.

On a vite fait te bercer tout le long avant de te secouer sur Ramrod et te planter sur Wreck on the Highway, sans que tu comprennes ce qui vient de t’arriver. 

Moi, les fans de Springsteen, j’me méfie.

Ils jurent tous d’avoir rencontré le messie et ses apôtres du E Street Band, prêchant la bonne parole de chaque chanson sans en comprendre le sens profond. »

Deux jours plus tard, j’ai ouvert ma boîte aux lettres et j’ai tracé la lecture avec elle.

Elle a mis sa cassette dans le walkman de mes souvenirs et aussitôt j’ai souri.

Les années 80, la 4L, le dépucelage quant à la première écoute de Springsteen.
Je me revoyais minot, sans poil au menton.

Voilà que je rencontrais Daniel, môme de 15 ans, sur un lit d’hôpital, entré pour une appendicite et qui en ressortait après une double opération à cœur ouvert, tombant amoureux simultanément de sa Valentine et de Bruce Springsteen.

Ce Démoulin conduit plutôt bien, me suis-je dit, même si parfois je trouve qu’il couvre un peu trop ses ados de tout ce qu’il sait, sans doute pour qu’ils n’aient pas froid aux yeux quand ils verront ce qu’il les emmène voir.

Mais très vite l’écrivain prend le dessus sur le fan qu’il est pour leur faire vivre l’aventure qu’il a en tête au gré des concerts magistraux de Springsteen, en France.

À commencer par celui que j’aurais tant aimé voir, comme beaucoup, si seulement j’avais été un peu plus vieux. Le premier, à Saint-Ouen, en avril 81, sur la tournée du double album The River.

Et on se prend vite à suivre ces destins croisés qui se perdent et se cherchent et que les chansons du Boss rythment entre espoirs et désillusions. Je n’en dirai pas plus.

Les fans seront ravis de partager les pépites d’information sur leur idole, distillées par les irrésistibles disquaires du Factory, Jack et Ricardo, piochées dans les interviews d’époque. Un vrai travail de documentation, cinq ans avant la bio du Boss. Chapeau !

Une bien belle histoire d’adolescents qui se sont construits avec Springsteen, une aventure qui fait écho, évidemment, à celle de mon dernier roman HARKNESS dont le personnage principal va, lui, voir sa vie se révéler au fil des chansons d’un seul concert.

Le Boss inspire, c’est le moins qu’on puisse lire…

en attendant que mon livre sorte un jour (bientôt, promis !)

 

Vous pouvez retrouver Olivier Démoulin, à la Grande-Motte, sur Facebook ou sur le site de son éditeur.

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