Marie et femme (fin)

Petite fable de moeurs contemporaine… en six épisodes


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5ème épisode…

Simon ne rentra qu’au petit matin.

Sarah avait fini par s’endormir sur le canapé, d’épuisement d’avoir trop pleuré. Elle y était prostrée, comme si son mari avait abusé d’elle, meurtrie dans son cœur, souillée dans son amour propre. Quand elle se réveilla, elle comprit qu’elle n’avait pas rêvé et se remit à sangloter. La veille, elle n’avait pas eu la force d’appeler sa sœur. Et pour lui dire quoi ?

Elle ne savait plus quoi penser, ni ce qui l’attendait vraiment à l’hôtel.

Tout cela était invraisemblable et pourtant si réel.

Enfin calmée, elle appela l’école pour prévenir de son absence, prétextant être souffrante. Puis ce fut le tour de Marie alors que Simon semblait se reposer dans leur chambre.
Sa sœur l’écoutait pleurer sans rien dire. Elle savait, elle, ce qui attendait Sarah.
Si elle se taisait, c’était parce qu’elle l’avait voulue cette issue ignoble.

« Elle s’en remettra. »

Comme quand elles étaient ados, Marie se souvenait.
Elles en avaient usés de ces petits coups de « salopes », comme elles aimaient les appeler. Leur but ? Casser l’idylle de l’autre quand il commençait à durer.
À l’époque, elles ne supportaient pas d’être séparées trop longtemps.
Seulement aujourd’hui elles étaient grandes, des femmes et des mères responsables.
L’idée avait germé dans la tête de Marie dès qu’elle sût qu’elle allait perdre Mathias.
Elle ne voulait pas rester seule. Ces injustices les rapprocheraient. Elles élèveraient leurs enfants ensemble, laissant les frères Gaspard filer avec leur lâcheté entre les jambes.

« Courage, sœurette ! … Je ne veux rien savoir…
Mais sache, toi, que jamais je ne t’en voudrai de quoi que ce soit !
– Mais ce n’est pas moi, Marie ! »

Quand elles raccrochèrent, Simon attendait dans le corridor, habillé et pas rasé.

« On y va ? »

Sarah découvrait l’hôtel pour la première fois.
En entrant, un jeune homme lui sourit comme s’il la connaissait.
Il regarda ensuite Simon avec un air complice.

« Cela faisait longtemps, monsieur Gaspard.
Vous avez de la chance, la dix-sept est prête.
D’habitude on ne libère pas les chambres si tôt. »

Simon interrompit le réceptionniste qui n’était pas celui de la veille.

«  Nous ne venons pas pour une chambre. J’aurais aimé revoir l’extrait de la vidéo que m’a montré hier votre collègue. Est-il là, ce matin ?
– Ah, m’sieur Robert ! c’est l’patron. Il ne reviendra que vers treize heures, je suis désolé. Si vous voulez bien repasser à ce moment-là, monsieur Gaspard.
– Je ne suis pas… oh, peu importe ! … Cette femme est-elle déjà venue ici ? lui demanda Simon en désignant Sarah. »

La présumée coupable se sentait comme dans un tribunal face à un procureur impitoyable, prêt à tout pour la confondre, quitte à l’humilier.

« Je ne comprends pas, répondit l’employé. Vous voulez dire, heu, sans vous ?
– Je ne suis que le frère jumeau de son amant. Est-ce que vous comprenez mieux la situation, maintenant ?
– Bah… heu… »

Ce couple était décidément aussi bizarre que libertin. Quand la femme éclata en sanglots.

« Je ne suis jamais venue ici. Vous devez confondre avec une autre ! »

À quoi jouaient-ils, pensa le réceptionniste ?

« Une autre qui te ressemblerait comme deux gouttes d’eau, peut-être ?
la provoqua le procureur général.
– Je n’en sais rien… et pourquoi pas, puisque ce n’était pas moi ? »

Simon saisit violemment le bras de sa femme.

« Tu te fous de moi ? Ta sœur viendrait ici en cachette retrouver mon frère ? Tu entends comme tu es grotesque ?
– Heu… sa sœur ? … votre frère ? »

Le jeune homme était définitivement largué.

« Je n’sais pas, mais ce n’était pas moi, j’te jure ! Pourquoi me harcèles-tu ? »

Et les larmes coulèrent de plus belle. Simon en eut assez.

« Viens, on rentre ! … Merci monsieur. Désolé pour le dérangement ! »

Il la déposa devant leur appartement, Quai Bourbon, et disparut de nouveau.
Il ne revint que le lendemain pour prendre ses affaires et quitter le domicile conjugal. Définitivement.

« Je demande le divorce. »

Au bout de trois jours, Sarah décida d’affronter sa sœur, pour comprendre.
Cette dernière ne s’expliquait pas non plus cette situation étrange.
Effectivement, si ce n’était pas Sarah dans la vidéo, cela ne pouvait être qu’elle.
Mais elle lui assura que non. C’était absurde !
Quelqu’un semblait les manipuler. Mais qui et pourquoi ?
Elle laissa s’installer le trouble dans la tête de Sarah qui était plutôt naïve de nature.
Et tout ce que disait sa sœur était parole d’évangile, depuis leur enfance.
Marie n’eut aucun mal à gagner sa confiance. Elle lui proposa d’emménager avec elle et les enfants dans leur villa de Jouy-en-Josas, la maison était assez grande. Sarah accepta, laissant l’appartement du Quai Bourbon à Simon, dans un commun accord.

Puis vint ce jour où Marie se rendit chez Simon pour récupérer quelques affaires, à la demande de sa sœur. Après avoir bu le thé ensemble, pareil à ce matin à l’origine des imbroglios, son beau-frère lui proposa de la revoir le lendemain, pour dîner. Il avait besoin de parler. Il se sentait proche d’elle du fait qu’il la considérait en victime comme lui. Marie, bien que très surprise, accepta. Avec une idée derrière la tête.

« Dix-neuf heures trente, à la Petite Auberge ? C’est juste en face de l’…
– Tu ne vas pas me refaire le coup une deuxième fois, Simon.
– Chez Bofinger, à Bastille, sinon ?
– Et pourquoi pas ici ? Quelques petits fours d’un traiteur et une bonne bouteille m’iront très bien.
– Parfait… heu, ça m’ira aussi… À demain ! »

Marie ne dit rien à Sarah. Elle arriva chez Simon le lendemain, vers vingt-heures trente.
Une heure de retard, juste pour qu’il s’impatiente, c’était sa vengeance.
La soirée passa, très courtoisement, de petits fours en confidences.
Quand, une bouteille de Clos Vougeot 1976 plus loin, Marie se laissa embrasser par Simon qui la désirait ardemment. Elle n’en espérait pas tant.
Enfin ! il s’ouvrait à elle, comme ce bon vieux pinard de Bourgogne, resté bien trop longtemps en cave. Mais elle n’en but qu’une gorgée, gardant le reste pour plus tard.
Le meilleur. Elle prétexta que ce n’était pas correct vis-à-vis de sa sœur.
En fait, elle jubilait de voir les rôles s’inverser. Il acquiesça, encore plus excité.

Dès le dîner suivant, à peine Simon avait-il débouché un Romanée-Conti 1990 qu’ils firent l’amour sur le tapis du salon, sans autre préliminaire, laissant tout le temps au précieux vin de décanter sur la petite table avec deux verres encore pleins. Marie ne rentra qu’au petit matin, expliquant à sa sœur qu’elle avait peut-être rencontré quelqu’un, mais ce n’était pas assez sérieux pour qu’elle le lui présentât. Sarah admirait Marie, bien plus libre et dévergondée qu’elle. Jamais elle n’oserait sortir avec un autre homme après sa rupture avec Simon. Et encore moins juste pour… faire l’amour.

« Bai-ser ! Est-ce que tu peux essayer de le dire rien qu’une fois, sœurette ? »

Marie s’était créé un personnage de femme moderne, libérée, la trentaine assumée, avec ses armes à séduction massive. Sarah, elle, restait dans le modèle de leur mère, vieux jeu, catholique pratiquante, la femme d’un seul homme qu’elle n’arrivait pas à oublier : Simon.

Seulement, la relation avec son ex-beau-frère allait très vite décevoir Marie.

Si le poète-musicien connaissait sur le bout des doigts sa grammaire et ses gammes, elle ne pouvait pas en dire autant sur le plaisir des femmes. Certes, plus sensible et rieur que Mathias, elle avait malheureusement retrouvé en lui le côté routinier de son ex-mari à, ses débuts, avant leur explosive relation extra-conjugale. Cela venait sans doute de leur éducation bourgeoise très stricte. Sauf que l’un des Gaspard s’était émancipé, pas l’autre.

Au bout de quelques temps, Marie espaça ses rendez-vous avec Simon.
Ils parlaient plus qu’ils ne baisaient. Leurs ébats se réduisaient à peau de chagrin, par manque de créativité dont souffraient déjà ses écrits, aussi plats.
Jusqu’au jour où il lui suggéra de vivre ensemble.

« Il faudra bien un jour le dire à Sarah. »

Marie tomba des nues en se rhabillant.

« Tu n’es pas sérieux, Simon ! … Jamais je ne pourrais lui faire ça.
Passe-moi mon soutien-gorge, là sous ton pantalon ! »

Elle flaira à nouveau le danger, le même que ce jour où Mathias, à l’hôtel, lui avait annoncée qu’il voulait quitter sa femme pour elle. Cette fois, il lui fallait agir, et vite.

Le destin allait lui en donnait l’occasion.


6ème épisode…

Marie dorait au soleil sur la terrasse, dans sa villa de Jouy-en-Josas, quand Sarah débarqua. Elle semblait contrariée.

« J’ai déjeuné avec Mathias, ce midi. »

Depuis qu’elle avait emménagé dans la banlieue parisienne, l’institutrice avait fait prolonger son arrêt maladie (pour surmenage) jusqu’à la rentrée prochaine où l’attendait sa nouvelle affectation dans une école maternelle à Bièvres. Après une période sombre où elle ne quittait quasiment pas son lit, elle s’était ressaisie, passant ses journées dans le parc de Versailles et les musées de Paris. Marie, prise par ses escapades nocturnes chez Simon, ne la voyait pratiquement plus.

« Ah ? … et vous vous voyez souvent ? »

Il y avait comme une pointe de jalousie dans le ton de Marie qui les surprit, autant l’une que l’autre. Sarah ôta aussitôt sa sœur du moindre doute.

« Oh non ! c’était la première fois. Comme j’en avais marre de ses sms et ses coups de fil, j’ai voulu mettre les points sur les i.
– Et alors ?
– Bah voilà, c’est fait. Je lui ai dit que je n’avais aucune attirance pour lui. Bien au contraire… Il s’est vexé puis fâché.
– Tiens donc ! »

Marie éprouvait une satisfaction intérieure à retrouver le mauvais caractère de son mari. Du plaisir aussi, à repenser à l’autre en lui. Sarah poursuivit.

« Je lui ai dit que si ce qu’il t’avait fait ne me regardait pas, cela avait fini par détruire nos deux familles. Là, il s’est emporté.
– Ah !
– Mais ce n’est pas le plus grave.
– …
– Il m’a dit cette chose terrible.
– Quoi donc ?
– Que c’était bien toi à l’hôtel !
– Il… il t’a dit ça ? »

Marie ne put se retenir de sourire. Tout son corps en elle semblait vouloir répondre d’une seule voix : « et comment ! ». Mais elle se tut et laissa sa sœur terminer.

« Oui, il m’a raconté comment il s’était mépris au début, pensant que j’étais venue à son rendez-vous. Jusqu’au jour où il a découvert la vérité qui l’a poussé à demander le divorce.
– Il t’a vraiment dit ça ?
– Au début, je ne l’ai pas cru. Et puis, il m’a dit :
« quelle autre explication, Sarah ? Réfléchis ! »
– Et tu le crois maintenant, c’est ça ?

– Quelle autre explication, Marie ? »

Marie n’avait pas le cœur à fomenter ses mensonges. Elle décida de tout dire. À sa façon.
Oui, elle avait pensé que Simon serait venu ce premier jour. Oui, elle s’était rendue compte que ce n’était pas lui, mais Mathias. Oui, elle avait maintenu la relation parce que ce n’était pas le mari qu’elle côtoyait tous les jours.

« Si tu savais, Sarah, c’était comme un autre homme dans le même corps.
Un amant exceptionnel, formidable, attentionné, sensuel, expert en la matière. Il se transcendait parce qu’il était amoureux… De toi, je le sais, mais c’était moi qu’il baisait, avec une fougue, une force et une tendresse à la fois. C’était exquis, je n’ai pu m’en passer après, égoïstement… Tu m’connais, c’est comme avec le chocolat…
– Tais-toi ! … Tu m’écœures !
– Non, Sarah, il s’agit de cul oui, mais d’amour aussi.
Celui qu’il te portait comme celui que je pensais avoir pour Simon.
C’est l’amour qui a créé l’étincelle, le reste s’est consumé à petits feux, une fois par semaine, dans cette chambre d’hôtel, on était heureux…
– …
– Jusqu’à ce que ses sentiments découvrent la tromperie. Argh ! …
Pourquoi un homme ne peut-il pas aimer juste avec son cœur et ses sens plutôt qu’avec sa tête et ses obsessions ? »

Sarah était partagée entre le dégoût que lui suscitaient les propos de sa sœur et l’admiration qu’elle lui vouait.

«  Pardonne-moi, dit-elle, c’est toi qui as raison. J’crois au fond que j’t’envie.
– De quoi ? … j’ai tout perdu !
– D’être toi, d’avoir vécu tout ça… j’en suis si éloignée… »

Les deux sœurs s’étreignirent, quand les enfants surgirent de nulle part.

« On veut goûter ! … On veut goûter ! »

Le soir même Marie eut une idée, aussi simple que géniale.

« Et si on récupérait nos maris en leur offrant ce qu’ils veulent ?
– Quoi ?
– Les sœurs de leurs femmes ! »

Simon voulait Marie qui désirait Mathias.
Mathias désirait Sarah qui ne voulait que Simon.

«  Tu veux dire que je me fasse passer pour toi et toi pour moi ?
– Tu vois, quand tu veux, tu comprends vite, sœurette.
– Quel plan as-tu derrière la tête ?
– Il faut parvenir à les garder dans une relation secrète aussi longtemps que l’on pourra car une fois satisfaits, leur instinct mâle les poussera à nous séquestrer dans une relation conjugale normale.
– Et alors, ça ne me gênerait pas…
– Toi, peut-être, mais lui ne te le pardonnera pas dès que les enfants lui auront révélé que tu n’es pas moi.
– Tu as raison, que je suis bête ! Comment faire alors ?
– Comme font les hommes avec leurs maîtresses. Tu promets, un jour, bientôt, mais pour l’instant c’est trop douloureux, vous ne pouvez pas faire ça à ta sœur, son ex-femme ! elle ne s’en remettrait pas. Joue sur la culpabilité ! Ils tiennent des années comme ça…

On n’est pas plus connes qu’eux !

– C’est diabolique !
– Peut-être, mais ce n’est pas nous qui avons inventé ce jeu.
Demain, j’ai rendez-vous avec Simon. Vas-y, toi ! … et joue mon rôle à fond !
– Mais… je ne suis pas sûr de pouvoir.
– Fais un effort. Dévergonde-toi ! C’est le moment ou jamais.
Tu verras, tu redécouvriras ton homme…
Et tu auras l’occasion d’être comme tu m’enviais tout à l’heure.
– Et toi ?
– Je resterai là, après que tu auras envoyé un sms à Mathias, comme quoi tu l’attends, tu voudrais lui parler, t’excuser même, pourquoi pas ?
Je m’occupe du reste.
– Tu es folle, Marie… génialement folle !
– Tu te souviens du petit Quentin en quatrième B ?
– Oui…
– Ça a marché ou ça n’a pas marché ?
– Oh oui ! »

Quentin, son premier baiser, si elle s’en souvenait.

Marie avait toujours été le fil conducteur de la vie amoureuse de Sarah, depuis l’enfance, comme la grande sœur qu’elle était, avec ses quelques minutes d’avance.
N’était-ce pas elle qui l’avait présentée à Simon ?
Ce soir-là, Sarah admirait plus encore sa sœur.
Elle lui sauta au cou et l’étreignit si fort que Marie crut étouffer.

« Je t’aime je t’aime je t’aime !
– Hé ho ! doucement sœurette ! … gardes-en pour ton homme ! »

La vie reprit son cours, le plus extra-conjugalement du monde.
Les enfants en gardes alternées, les amants en rendez-vous planifiés.
Chez Simon, chaque mardi soir, pour la fausse Marie ;
À l’hôtel des Coquelicots, pour le sosie de Sarah, le mercredi après-midi ;
Mais plus jamais l’hôtel Émile !
Quelques week-ends aussi, parfois prolongés,
à Florence, Barcelone, Amsterdam, New-York et Lisbonne.

Elles éprouvaient leurs amours autant que leurs amants, attentionnés, sensuels, experts en la matière, dans les chambres d’hôtels, les wagons-couchettes, les plages désertes, les cabines d’essayage ou de téléphérique.

Deux ans de bonheur durant lesquels leurs maris leur étaient dévoués, corps et âmes.
À chaque fois, de retour à Jouy-en-Josas, elles se racontaient leurs voyages et leurs ébats. Elles en riaient, se testaient, se lançaient même des défis. Tout aurait pu continuer aussi parfaitement que la ressemblance de leurs traits, aussi implacablement que deux et deux font quatre. Seulement un jour…

***

Depuis leur sortie de l’hôtel des Coquelicots, Marie et Mathias ne parvenaient plus à se séparer, se bécotant sans cesse. Ils marchaient, enlacés sur le parvis de Notre-Dame, tels des amants de Doisneau. Le ciel de Paris était d’un bleu pur magnifique. Rien n’aurait pu gâcher cet instant, à part peut-être une météorite.

« Mamaaaan ! … Papaaa ! »

Un fragment de voix claire et stridente venait d’embraser l’air.
En une fraction de seconde, le monde sembla s’écrouler sous leurs pieds.
Comment Marie aurait-elle pu deviner que la sortie scolaire de leur fille Lana passerait par ce parvis, à cet instant-ci ? Mathias lâcha aussitôt la taille de Sarah, voyant Lana courir dans leur direction. Comme trois ans auparavant, le père s’apprêtait à expliquer la situation à sa fille, mais celle-ci le devança, se jetant dans les bras de Marie.

« Mamaaan ! … C’est vrai alors, vous allez vous remettre ensemble ? »

Elle avait dit « maman ».


FIN

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Un commentaire pour Marie et femme (fin)

  1. alcinap dit :

    vertigineux mais efficace!

    Aimé par 1 personne

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