Allô Papa Hebdo Charlie…

Ne nous abandonnez pas comme on vous a laissé bien seul trop longtemps,

Mercredi je serai-là, et le suivant… et le suivant !

Comme cet air qui me vient …
une parodie en clin d’oeil à un journal qui doit retrouver les kiosques.

Allô Papa Hebdo Charlie
Allô Papa Hebdo Charlie
Répondez, nous vous cherchons
Allô Papa Hebdo Charlie
Allô Papa Hebdo Charlie
Vous nous publierez bien sûr
Encore vos caricatures !

Je soutiens Charlie Hebdo, le journal.
Et pour que l’on n’oublie jamais, chaque semaine après l’avoir lu, je le laisserai sur un banc ou un siège de métro, bien en évidence au dessus des gratuits « vingt-minutes » ou « Métro ».
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Live Unblogged !

Débranchez le jack de votre écriture

et laissez exprimer le son acoustique de sa gratte sur le papier !

On n’est pas bien là, face à la mer, en haut de cette montagne, à la fraîche, déconnecté du net, le crayon à la main, on grattera quand on aura envie de gratter… ou encore au bord de ce ruisseau qui chante et que mon écriture accompagne ?

Ecoutez ce son roots de l’écriture !

Le Café de la page blanche ferme ses posts momentanément, le temps d’un projet d’écriture. Il reviendra dans quelques temps, autrement… (j’y réfléchis) mais toujours avec la même idée de partager ce plaisir d’écrire.
Vous pouvez continuer à surfer sur les pages du blog et laisser des commentaires si l’envie vous prend.

Mais n’oubliez pas de débrancher de temps en temps ! 😉

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Le nouveau est arrivé !

Dans un petit bistrot du 14ème, il fait sensation !

Dans les jupes de la DRH qui ne le lâche pas d’une semaine, cruciale pour gonfler les ventes, il se présente à toutes les tables, ravissant tous les verres vides du Marketing qui n’attendaient que lui, sous les yeux de ses collègues résignés à l’étage.

« Bonjour, je m’appelle Beaujolais Villages, je suis nouveau. »

400 salariés qui triment toute l’année pour servir leur entreprise l’ont très mauvaise, laissés pour compte sur leurs étagères, ils n’hésitent pas à cracher du goulot sur le nouveau dès qu’ils ont l’occasion de l’ouvrir »

« C’est chaque année pareil, il n’y en a que pour le stagiaire ! » se lamente JB, rangé au placard.

« T’as vu son fut’ … c’est pas du chêne ! dit le vieux du Haut-Médoc.
– Il n’a même pas de robe, pouffe la fillette de Julienas.
– Normal, c’est pas une nouvelle ! rétorque le petit Morgon toujours le vin pour rire.
Arrêtez un peu, attendez de voir s’il est bon ! tempère le Chiroubles qui connaît bien le nouveau, puisque c’est son neveu.
– Encore du piston ! s’agace le Brouilly en froid avec tout le monde depuis qu’il a été mis au frais par la direction, trop jeune. »

« Moi, dit le père Ricard, je vous parie que dès demain on me demande à genoux de relever le niveau »

A vous d’imaginer une réplique, un dialogue, un récit, typique du milieu de l’entreprise, avec ses sujets fétiches, la machine à café, le harcèlement, les plans sociaux, les syndicats…

Amusez-vous !

.

Vous aimez jouer avec les mots, c’est aussi là- haut dans la barre de thèmes, à Jeu d’écriture !

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Um dia a Lisboà (4)

Parce qu’on me l’a demandé plusieurs fois cet été, je le partage ici avec vous au Café.
Un jour à Lisbonne, en 4 parties… très subjectives, voire intimes !   << Retour au 1er volet <<

 Au coeur de la movida lisboète !

Lisboà plan2
Ce soir, je sors dans le Bairo Alto !

Itinéraire d’un enfant gâté par les trésors d’un quartier noctambule.

18hvous êtes au niveau de la place du Rossio (ou place Dom Pedro IV) où trône l’édifice du théâtre national. A deux pas, en quittant la place par le parvis do largo de Sao Domingos, vous passez devant l’incontournable A Ginjinha ! …

Très prisé par les locaux autant que les touristes, ce bistrot de passage a su rester authentique. Pour 1,20€ vous avez droit à la boisson locale (avec ou sans cerises, « com o sem fruta »), à boire sur place, le temps de prendre le bus ou le métro ou juste avant de rentrer à la casa.
Mais pour vous, c’est un avant-goût de l’apéro … liquoreux !
.
Remontez de l’autre côté du théâtre vers la place Restauradores, en passant devant la somptueuse devanture de la gare du Rossio, souvenez-vous. Juste après la place, sur la gauche et juste avant les majestueuses contre allées de l’avenida da Liberdade, se trouve le funiculaire da calçada da Gloria qui vous emmène au niveau du Bairo Alto.

19hvous profitez du superbe panorama de Sao Pedro de Alcantara (cliquez sur la photo pour agrandir) et juste face à l’arrivée du funiculaire dans la rue du même nom que le miradouro, se trouve L’institut du Porto (2) derrière une grande porte qui donne sur un grand hall d’hôtel.

N’hésitez pas à entrer (pas d’enseigne) !
Ici vous pouvez déguster les meilleurs portos proposés sur une carte difficile à appréhender tellement il y en a. Les prix vont de 2 à 20€ le verre. Intéressant si vous aimez le porto, sinon un peu huppé comme ambiance.

Vous préférez un endroit plus atypique, déjanté, qu’à cela ne tienne… suivez-moi !

19h30 – Poursuivez sur la droite du miradouro, par la rue Sao Pedro de Alcantara jusqu’à arriver à la rue Dom Pedro V, au numéro 89 se trouve O Pavilhao Chines (pavillon chinois). Là, je ne vous dis rien, pas même une photo… entrez et ouvrez grands les yeux … de nombreuses salles … la dernière est réservée aux fumeurs, avec deux billards … « C’est … c’est … hou ! … il est fou le proprio ! » … Là, c’est cocktails et tout alcool de pub, pints of stout and other ales… y a même des Mojitos !!

20h30Une fois l’apéro enfilé, vous pouvez arpenter la zone du Bairo Alto (astérisque sur le plan) pour manger et passer le reste de la soirée dans le quartier comme proposé dans le volet précédent, selon le flair et l’envie.

Tard dans la nuitPour redescendre, je vous suggère d’emprunter mes escaliers préférés, A Calçada do Duque, qui se trouvent juste à côté du parvis de l’église Sao Roque.

Chaque palier de ces escaliers donne lieu à un point de vue différent sur le contre-bas de la ville ou du château, illuminé. J’adore ! …

Arrivé en bas, derrière la gare du Rossio, encore elle, toute resplendissante, il n’est pas rare que l’on marque un dernier arrêt dans ce quartier rénové pour déguster en terrasse un petit Maciera (genre de calva), histoire de digérer cette belle journée, « esto dia a Lisboà », que je vous souhaite mémorable !

Et si vers 4h du matin vous traineriez encore du côté de la rua da Rosa, les plus malins pourront dénicher une porte sans enseigne qui fleure bon le pain chaud. Entrez donc ! … Il s’agit d’une padaria (boulangerie), on vous y vendra volontiers les premiers « pao com salsicha » (pain avec saucisse) du jour qui s’apprête à enfiler son aube pour la messe du dimanche et absoudre au possible les péchés de la nuit écoulée.
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Deuxième Démarque

C’est le nom d’un groupe composé de deux jeunes musiciens que je connais bien et qui, du haut de leurs 35 ans amassés sur un compte épargne-temps commun depuis leurs naissances… ou presque, écrivent et composent avec talent.
Des chansons abouties, force de travail et d’oreilles musicales, à l’envi, comme des portes qu’ils voudraient voir s’ouvrir sur une grande scène quand derrière eux d’autres doucement se ferment sur une adolescence encore incertaine.

L’idée m’est venue de comprendre à travers leur expérience comment naît une chanson.

Des mots sur une musique, un rythme ou bien…
des accords sur des paroles, une émotion ?

J’avais un titre !     (première partie)

Antoine a bien voulu répondre le premier à ma question.

« Le pont des artistes », c’est lui.

Lui qui a écrit le texte. Sam, son compère, a contribué à finaliser la musique.

« A la base j’avais un titre ». 

Ne lui demandez pas d’où ça lui vient !

.

Oubliez le Pont des Arts au dessus de la Seine…
ou les quais imaginaires d’une autre scène, place Delille à Clermont-Ferrand, où guitare sur le dos les mots se seraient exilés pour fuir la rive trop droite d’un lycée, là où le bac n’accoste pas.

Une émission peut-être ou il l’a lu. « Je ne sais pas » qu’il vous dit, n’insistez pas !

Le titre, il s’est levé avec un jour, il lui plaisait, l’inspirait, et il s’est dit, j’ai envie d’écrire une chanson dessus. Point.

Alors comment sont venues les paroles, la musique ?

« Je ne l’ai pas écrite d’un coup. Il y a eu plusieurs jets. Tout d’abord elle a pris une forme différente. Après j’ai commencé à écrire le texte comme ça et en même temps je posais les accords dessus. Et j’ai trouvé la mélodie en écrivant, en fait. C’est un peu bizarre… »

Rien de bizarre… L’inspiration ne souffre d’aucune règle, si ce n’est l’évidence.

Je résume. Un titre, des premiers mots, des accords qui se posent dessus, une mélodie qui se dessine, des paroles qui se réécrivent dessus et un rythme qui les cale. C’est ça ?

« Ouais, si tu veux »

En tout cas le résultat sonne comme une belle promesse d’avenir… Moi j’aime !

A écouter… à plus d’un titre ! … ici ! >>

Et si vous aimez, partagez… dîtes-leur ! 

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Comme un air de campagne…

On y entre par la porte des Lilas ou celle du Pré Saint Gervais, entre le parc de La Villette, celui des Buttes Chaumont, la rue de Belleville et le périphérique, une enclave bucolique, un hameau pittoresque, un petit air de province qui vous prend là.

La campagne à Paris, ça n’est pas que le square de Montsouris ou le petit îlot pavillonnaire historique de la porte de Bagnolet, c’est aussi le 19ème arrondissement, son quartier du Danube jusqu’aux abords chantants de la rue de Mouzaïa.

Liberté, Egalité et Fraternité…

plus qu’une devise de notre république, triptyque de rues publiques indivisibles, un tableau qui enchante par ses chemins de traverses, villas pavées et fleuries, des réverbères éclairant la scène à chaque passage des artistes en costumes de briques colorées, de céramique et de meulières.

Trois rues que l’on emprunte dans un sens ou un autre, peu importe, tant que l’on n’oublie pas de faire une halte dans ce lieu atypique qu’est le café Aux petits joueurs, rue de Mouzaïa.

Entrée de garage ou bar de routiers, on ne sait trop quoi penser devant cette façade jaune aux allures de province. On entre, c’est grand, des tables alignées comme dans une cantine, au milieu une scène, il ne manquerait plus qu’un feu au milieu de ce campement tzigane pour jazz manouche.

Parce que ce soir, on joue du jazz manouche avec un quartet qui promet autour du guitariste aux doigts affûtés, Michael Gimenez, un violoniste, un contrebassiste et un batteur, tous des pointures, bien chaussés dans leurs instruments.

« Ici on déguste de la bonne musique
et on écoute de bons petits plats ! »

Parce qu’on mange aussi, à la bonne franquette et à la bonne charcutaille, sélectionnée avec soins par le patron, dit Bobosse, un astérisque sur le menu vous raconte pourquoi. Je vous laisse le plaisir de la découverte.

La formule plaît, l’ambiance est conviviale. Tout pour passer une bonne soirée.

Des plats et des prix corrects quand la musique ce soir là était, elle, excellente… de Django à Oscar Peterson en passant par Petrucciani ou encore Duke Ellington… une version de Caravan endiablée !

Aux petits joueurs, vous l’aurez compris, à l’extérieur comme à l’intérieur, le « déparisement » est assuré !

Vous aussi, offrez-nous vos coups de coeur dans une de ces rubriques : avis d’expo, de spectacle,  avis de ciné, avis de lecture ou encore avis de théâtre !

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La parodie de la RATP

Le message de la RATP à l’intérieur des vieux RER A, toujours en circulation, (vous savez les rouge et bleu, crades et bondés), est aussi clair qu’il se veut poétique.

Gardez les rames propres en usant des poubelles mises à votre disposition.

L’idée est originale, la poésie a un côté scolaire et le résultat fait plus sourire qu’il n’est vraiment efficace.

C’est déjà ça !

Oh ! Je vous entends déjà vous moquer, détourner le message tant la RATP et son RER fétiche suscitent bien des réactions quant aux nombreux dysfonctionnements dont ils font l’objet chaque jour.

C’est pourquoi je me disais que l’on pourrait parodier ces poèmes pour leur faire passer nos messages, à notre tour !

Même les provinciaux, jouez avec nous, n’êtes-vous jamais monté dans ce train fantôme pour quitter la Gare de Lyon ou vous rendre à Euro Disney, déjà bien secoués ou morts de trouille à rester aussi longtemps dans un tunnel sans la moindre information ?

Moi j’ai bien une idée sur l’un d’entre eux… Et vous ?

Deux autres poèmes du vieux réseau ferré :
Les chewing gum sont de grands romantiques
Ces coeurs d’artichauts s’attachent très vite
Mais les pauvres, rarement, sont aimés en retour
Ils cherchent désespérément le grand amour
Alors que la promesse d’un amour fusionnel
Est dans tous les couloirs: c’est la poubelle !
**********
 Elle va et vient la canette de bière
Négligemment laissée sous un strapontin
Elle donne aux voyageurs le mal de mer
C’est pas banal en souterrain
Pour ne plus avoir mal au coeur
Jetez la à la poubelle, ce sera le bonheur.

Laissez aller votre imagination… Amusez-vous !

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Un peu court…

Episode 16, saison 1                                                   Episode précédent >>

Mariée 23Mathilde, mariée, 29 ans, dévouée à son mari, nostalgique de ce jour merveilleux de septembre 2002, déjà 10 ans !
Sandrine, célibataire, meilleure amie de Mathilde, 33 ans, l’âge du Christ, rien à foutre, pas croyante, le mariage très peu pour elle, aime faire la fête, danser, boire un p’tit coup… ou deux.
Catherine, célibataire, collègue de Mathilde, 38 ans, à fond sur Meetic, veut fonder une famille, elle approche de l’âge critique, rêve d’un mariage en grand avec une robe blanche…
Laetitia, divorcée, patronne de Mathilde, 2 enfants, la quarantaine, terminé les mecs qui ne s’assument pas, veut profiter des bonnes choses, voyager et rencontrer du monde, se lancer dans un nouveau projet…
Joëlle, mère de Mathilde, 57 ans, veuve depuis 5 ans, habitée par le deuil, les hommes, le mariage, c’est derrière elle…

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M : Mais je vous jure, je ne suis pas folle… C’est moi qui l’ai tué !

Le commissaire se caresse la moustache du bout de l’index, dubitatif, en regardant attentivement Mathilde, dans des états vestimentaire et nerveux lamentables. Il jette un regard désabusé vers Sandrine et Joëlle qui n’en mènent pas large. Il respire un grand coup profondément, agacé par toutes ces versions qui se contredisent, un lundi, depuis sept heures du matin… une semaine qui commence décidément mal. Il prend la parole dans un français tout à fait correct.

« J’entends bien madame. Vous avez tué votre mari, à Paris. Vous l’avez enterré en Suisse et vous êtes venu à Venezia (il marque une pause et sourit) voir si des fois il y était avec sa maîtresse, c’est ça ? »

M : Mais Venise, c’était une idée de Laetitia !

Le commissaire : Oui, Laetitia… celle qui est rentrée à Paris avec l’autre femme qui jouait la maîtresse.  (Il sourit à nouveau) … Ingénieux ! (il reprend un air sérieux) Sauf que le brigadier Bolotelli, ici présent et qui revient de l’Hôtel Barbarigo, vient de nous confirmer que monsieur Teixier, votre mari, a été identifié, photo à l’appui, en compagnie d’une dame, et c’est regrettable malheureusement non enregistrée. Le réceptionniste est formel, ils sont repartis bras dessus bras dessous hier matin, avant de disparaître. Et de plus, sa carte Visa vient d’être authentifiée à l’instant par votre banque.

M : Identifié avec la photo ? …Oh, c’est fort de café !

Lc (avec un humour bien français) : Hé ! … Vous êtes ici in Italia !

M (outrée vers Sandrine) : Mais… 

Lc (de nouveau sérieux) : Madame Teixier, s’il vous plaît ! … J’aime beaucoup la France, et vous êtes la preuve vivante des beautés qu’elle cultive. (il caresse à nouveau sa moustache agrémentée d’une petite moue) … Oh, bellissima ! … J’y ai moi-même vécu avec mon père durant mon enfance, dans le sud, à Toulon. (sur un ton théâtral)  Ah, la culture ! … votre patrimoine n’a rien à envier au notre et croyez-moi la Roma se sent toute petite à côté de la grandiosa Parisis. (il reprend une diction normale) … Mais, excusez ma franchise un peu crue,

Ici, in Italia, les histoires de cul sont légions.

Comprenez-moi… Une femme qui suit son mari et qui découvre sa liaison dans un hôtel, c’est le sport national féminin chez nous. Quand elles ne jurent pas qu’elles vont le tuer, elles croient, comme vous, l’avoir déjà fait tellement la nuit elles sont dévastées par un sentiment de colère et de vengeance. 

M (elle n’en démord pas) : Mais… Mais moi je l’ai tué !
Lc (agacé) : Madame Teixier, admettons que vous l’ayez tué en France et enterré en Suisse. Ce n’est pas mon affaire. C’est celle des autorités françaises et suisses. Allez les voir et dites-leur où se trouve le corps. Basta !
M : Mais… je sais pas où… je dormais. (se tournant vers Joëlle et Sandrine) … Elles savent, elles !

Sandrine prend un air sincère d’étonnement autant que de désolation devant l’état de détresse de son amie. Quand Joëlle, une pensée pour Laetitia, regarde droit devant masquant toute expression.

Lc  (s’énervant pour de bon) : Ecoutez, c’est un peu court, jeune femme !

Mathilde s’effraie de voir le commissaire se lever et se diriger vers elle, la prenant par le bras énergiquement.

Lc : Bon, il est cinq heures de l’après midi, j’ai plein d’affaires à élucider, avec de vrais cadavres qui remontent du Grand Canal… (il l’entraîne vers la sortie, les autres filles les suivant de près) … Alors, je vous promets, si votre mari refait surface, d’une manière ou d’une autre, je vous appelle en personne. Mais en attendant, retournez chez vous, votre mari est sans doute déjà sur le chemin du retour, des alibis plein les poches.

M (bousculée encore une fois) : Mais heu ! … Ca suffit de me balloter à tout va ! … Je ne suis pas une poupée !

Mathilde fond en larmes une fois dehors. Ca devient pénible, pense alors Sandrine qui se retient d’éclater. Elle souffle malgré tout, réalisant qu’elles viennent de frôler la catastrophe. Joëlle prend sa fille dans ses bras.

J : C’est fini, ma chérie, c’est fini. On va rentrer.

Mathilde s’écarte brusquement et sèche ses larmes aussitôt, menaçant sa mère du doigt.

M : Oh, non, c’est pas fini ! … Oh, non !  … On va rentrer mais une fois là-bas, j’irai…

Un bruit sourd, Sandrine qui s’est intercalée entre elle et sa fille, Joëlle n’a rien vu venir. Sa fille est parterre, complètement sonnée.

J (estomaquée) : Sandrine, non mais t’as fait quoi ?

Un œuf se forme soudain sur le front de Mathilde.

S : Ca s’appelle un coup de boule. J’ai appris ça au lycée avec Enzo. Ca fait deux jours que ça me démangeait. Putain que ça fait du bien !

Mathilde passe sa main sur le front, la douleur est vive. Elle regarde Sandrine avec stupeur. Elle a envie de hurler mais se retient, une appréhension.

S (le visage fermé) : Tu vas nous emmerder encore longtemps ou tu comptes redevenir une adulte responsable ?
M (épuisée, sans arguments) : Pardon… Pardon…
J (l’aidant à se relever et la serrant à nouveau dans ses bras) : Viens, on va trouver une pharmacie.
M (se reculant) : Aïe ! … S’il te plaît, ne touche pas. Ca pique !
J (scrutant le front de sa fille) : C’est moche. Un coup de boule, mon dieu… Sandrine, t’y es allée un peu fort !
S (plus détendue) : C’est pas moi qui ai commencé, hein poussin ?
M (en réflexe) : Arrê… teu !
S (se jetant dans se bras) : Ah, ça y est, on l’a retrouvée, notre Mathilde !
M (se reculant à nouveau, la main sur le front) : Aï…euh !

S : Pardon, poussin ! … Han ! j’ai la dalle. On se fait des vrais pastas ce soir avant de prendre le train de nuit ? … Allez quoi !

Mathilde hausse les épaules, Joëlle acquiesce de la tête.

S : J’en connais un génial, chez Roberto. Oh, putain j’ai la dalle ! … (sortant son téléphone de son sac et en deux trois mouvements) ... Allo, Laetitia ? …

Sandrine expire un ultime soulagement.

S : Tu peux défaire ta valise, on ne va plus en prison !

Fin de la saison 1 de la saga « Mathilde se remarie ! ».

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Um dia a Lisboà (3)

Parce qu’on me l’a demandé plusieurs fois cet été, je le partage ici avec vous au Café.
Un jour à Lisbonne, en 4 parties… très subjectives, voire intimes !   << Retour au 1er volet <<

 De la Baixa au Bairo Alto, suivez le guide de bas en haut !

Entre les deux mon coeur balance, la gare ferroviaire du Rossio et son quartier refait à neuf, lumineux et branché pour un dernier verre avant de rentrer. Passage indispensable !

Oui mais débarquons d’un peu plus bas, où se jette le Tage.

La Baixa, comme son nom l’indique est la partie basse de la cité lusitanienne. Le quartier se caractérise par ses maisons à trois, quatre étages tout au plus et aux toits rouges, ses belles boutiques et ses rues quadrillées, tantôt avec circulation, tantôt piétonnes. La plus agréable et la plus empruntée est la rua Augusta dont l’axe piéton va de la place du Commerce, bordant le Tage, à la place du Rossio, son grand opéra et sa majesté la gare.

L’Elevator Santa Justa, à deux pas, se prend comme un funiculaire ou tram (avec un ticket de transport).  De la patte d’Eiffel il vaut le coup d’oeil et

permet de passer de la partie basse à la partie haute de la ville (Bairo Alto). Le dernier étage nécessite un supplément (pour touriste mais vaut le coup). On y a bien entendu un chouette panorama, du château, mais surtout une vue unique du couvent des Carmes en ruine qui se visite pour son expo archéologique… enfin quand elle est exposée.

Une fois en haut, on aborde le quartier du Chiado où il est indispensable de jeter un œil à l’intérieur du café A Brasileira (magnifique !) et s’asseoir pourquoi pas à la place à côté du poète Fernando Pessoa, figé de marbre et dont la silhouette vous semblera familière, le temps d’un café (excellent !).

Juste au dessus, à quelques mètres, se trouve la place à l’éponyme de l’autre poète, Luis Camoès, et le Bairo Alto, un quadrillage de rues à vocation « je mange sur le pouce et je fais la fête toute la nuit ».

Des bars et/ou restos pullulent tous les dix mètres, musique à fond dès 18h, des tascas pour grignoter avec un verre de vin, des magasins de fringues mêmes. Là il s’agit de se promener, voire errer, le temps de boire un verre ou deux, à l’extérieur, à même le trottoir, où tout le monde se côtoie.

L’ambiance est unique ! …

La movida lisboète n’a rien à envier à celle de Barcelone.

Le bar Portas Largas, situé rua da Atalaia, attire foule. Très branché, de la musique fado à un groupe rock psychédélique en live, tout y passe. Alors on y passe mais on s’y lasse vite car trop bondé le week-end. Il suffit de prendre à gauche ou à droite, redescendre, prendre à nouveau à droite ou à gauche et on découvre un autre bar déjanté … et ainsi de suite, jusqu’au bout de la nuit.

C’est ça le Bairo Alto ! … mais suivez plutôt l’itinéraire du dernier volet.

La suite >>

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Seules.

Episode 15, saison 1                                                   Episode précédent >>

Mathilde, mariée, 29 ans, dévouée à son mari, nostalgique de ce jour merveilleux de septembre 2002, déjà 10 ans !
Sandrine, célibataire, meilleure amie de Mathilde, 33 ans, l’âge du Christ, rien à foutre, pas croyante, le mariage très peu pour elle, aime faire la fête, danser, boire un p’tit coup… ou deux.
Catherine, célibataire, collègue de Mathilde, 38 ans, à fond sur Meetic, veut fonder une famille, elle approche de l’âge critique, rêve d’un mariage en grand avec une robe blanche…
Laetitia, divorcée, patronne de Mathilde, 2 enfants, la quarantaine, terminé les mecs qui ne s’assument pas, veut profiter des bonnes choses, voyager et rencontrer du monde, se lancer dans un nouveau projet…
Joëlle, mère de Mathilde, 57 ans, veuve depuis 5 ans, habitée par le deuil, les hommes, le mariage, c’est derrière elle…

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« Catherine, bonjour ! … Ah ! … monsieur Régnard. Oui… Oui, j’ai passé un bon week-end (elle baille bruyamment) … excusez-moi, il était aussi fatigant. Non, monsieur Régnard, ce n’était pas un week-end en amoureux. Oui, d’accord… qu’est-ce qui vous arrive ? … Désolée mais Laetitia et moi n’étions pas là ce matin…  Euh, ni Mathilde … Elle ne sera pas là cette semaine… un problème personnel … Oui, je vais regarder… »

Un téléphone portable entonne la musique de l’Harlem Shake. Catherine plonge sa main libre dans son sac à ses pieds.

C : Euh, excusez-moi, monsieur Régnard, mais… (fouillant) oh, putain, t’es où toi ? … Non, y a pas de danse je vous rassure, c’est mon tél… (elle le saisit et décroche) … Allo ? … Régis ? (Cathy est en panique). Bouge pas ! (reprenant le fixe)… Monsieur Régnard, j’ai quelqu’un sur une autre ligne, je vous rappelle demain sans faute.

Elle raccroche aussitôt.

C : Allo ? … Ah, Régis, il faut que je t’explique… Allo ? … Allo, tu m’entends ? … T’es où ? … Hein ? … t’es dans les toilettes ? … ah bon ? … ça capte mal dans les toilettes ? … Tu veux pas parler plus fort, parce que là je t’entends à peine. Je te rappelle sur ton fixe. Hein ? … Ok, ok, reste là ! … Mais fallait pas mal le prendre, chouchou, je t’assure, c’est un malentendu pour ce week-end… Bon, d’accord, j’étais à Venise mais c’est pas du tout ce que tu crois. Oui, je sais qu’on devait aller chez Ikéa, mais là c’était une question de vie ou de… (elle chuchote pour ne pas qu’on l’entende) mort.  Ecoute… C’était compliqué … je peux encore rien te dire… Je te jure sur la tête de Kiwi qu’il n’y a pas d’homme derrière ça… J’étais avec les filles et va pas croire que… enfin, tu sais des fois, y en a qui en sont… mais pas moi ! … Hein ? … Ben, je dis ça comme ça. Non y a rien là dessous, Chouchou. On a juste simulé, j’te jure… Je peux pas te dire… J’te jure… mon bébé… sur la tête de Kiwi… S’il te plaît, crois-moi … Bouh ! … tu peux me faire confiance, je t’expliquerai tout bientôt… … hein ? … Mais… Régis ! … Han ! … Jésus Marie… j’ai juré… sur la… Allo ? … Régis ? … Allo ? … tête de kiwi.. Bouh !

Laetitia entre dans l’open space et voit son amie abattue sur son bureau, le reste de l’équipe têtes baissées, comme si de rien.

L : Qu’est-ce qui se passe ?

C: Régis veut plus se marier.

… Il dit que pour ne pas aller chez Ikea c’est qu’il y a forcément un autre homme. Et moi comme une conne j’ai rien trouvé de mieux que de lui parler de vos trucs-là (elle met sa tête dans les mains pour ne pas pleurer)
L (inquiète) : Quels trucs ?
C (elle renifle) : Maintenant, il croit que je suis… comme vous !
L
(presque rassurée) : Qu’est-ce que t’es allée lui dire encore !
C: J’en ai marre des hommes Laetitia, ils ont tous quelque chose qui ne colle pas. Un coup c’est le dentiste qui veut plus quitter sa femme, un coup c’est l’étudiant qui ne revient pas d’Australie, un coup c’est le skipper qui préfère la mer, quand c’est pas la mère qui met son grain de sel, je suis fatiguée, j’en peux plus ! 
L : Ca en fait des coups dis-moi ! Y en a qui sont sur un coup toute une vie avant de se rendre compte que c’était pas le bon. Toi, au moins à chaque fois, tu sais que c’est pas le bon … Haha !
C (elle n’a pas envie de rire) : Bouh ! … Mais moi je veux fonder une famille ! (elle fond en larmes, elle est sur les nerfs de n’avoir pratiquement pas dormi) …
L (la prenant dans ses bras) : Suis-moi, on va aller dans mon bureau, j’ai quelque chose à te dire. (Se tournant vers les autres filles) … C’est bon, j’ai la situation en mains, reprenez vos activités.

Dans le bureau fermé de la chef.

C (reprenant ses esprits) : C’est trop compliqué les mecs…

« Finalement c’est vous qui avez raison, on va toutes finir gousses. Tu veux bien m’apprendre, dis ? »

L : Ca ne s’apprend pas Cathy, cesse tes lubies !
C : Ah bon, c’est dans les gènes ?
L : Ne te fais pas plus bête que tu n’es. Il s’agit de sentiments, point. Moi j’ai aimé un homme et une femme profondément dans ma vie.
C : T’es bi alors ?`
L : Mais tu ne t’arrêtes jamais, toi. (elle s’emballe) Je suis rien du tout. Je suis moi et j’aime qui je veux. Ca suffit à la fin, ces cases à la con ! Assieds-toi !

Cathy souffle un bon coup avant de s’écrouler littéralement sur une chaise. Elle se prend alors d’un rire nerveux.

C : Au final, tu vois, on se retrouve toutes sans mec ou sans…

enfin tu vois ce que je veux dire. C’est Sandrine qui doit bien se marrer. Y en a pas un pour rattraper l’autre !
L (allumant une clope et se rapprochant de sa fenêtre ouverte, bravant l’interdit) : Je te rassure, il y en des biens. Des très bien même !
C (elle pouffe) : Ils sont tous pris, tu parles.
L : Ou bien ils ne se laissent pas prendre.
C :T’en as connu un toi ?
L (perdue dans ses volutes) : Ah ! … c’est une vieille histoire. Il était parfait. Moi pas, faut croire. J’avais besoin de danger, de mains de jardinier, d’explorations d’aventuriers.
C (les yeux écarquillés) : et ?
L : Je me suis marié avec le jardinier qui était expert comptable en fait. Mon Louis. J’ai eu 2 gosses avec lui et un début de déprime.
C : Tu regrettes ?
L : Non. J’aurais pas su faire autrement. J’aime mes enfants, même si le côté du père me sort par les yeux. Ah, il les a pas ratés le salaud. (elle sourit). Non, je ne regrette pas. J’ai fini par me chercher et j’ai trouvé Joëlle.

C’était un mal pour un bien. On n’échappe pas à son destin.

C : Ah, bon, tu crois au destin toi aussi ?
L : Je ne sais pas. Mais ce qui est sûr c’est que si j’étais restée à l’époque, aujourd’hui je pèterais les plombs.
C : Et tu l’as revu ?
L : Qui, mon ex-mari ?
C : Non, le parfait !
L : Oui, une fois par hasard aux Galeries Lafayette. 
C : Et alors ?
L : Il était accompagné d’une femme plus jeune que moi, plus belle, parfaite quoi, ils se tenaient par la taille. Ils riaient… Ca m’a fait un choc.
C : Pourquoi ?
L : C’est la première fois que je le voyais rire. Même ça, j’avais pas su faire.
C : T’as fait quoi ensuite ?
L : Le bonheur de Pandora à défaut du sien. J’en ai eu pour 300 euros de bracelet et de Charms, le temps qu’ils partent.

Tu vois, y a pas qu’eux qui passent à côté de l’essentiel.

 Cathy est désolée pour son amie qu’elle sent profondément touchée.

C : Tu as des nouvelles de Joëlle ? Tu crois qu’elle t’en veux encore ?
L : Je ne sais pas. (elle écrase sa cigarette sur le rebord de la fenêtre et prend un ton grave) J’ai quelque chose à te dire, Cathy.
C (elle appréhende) : T’as eu des nouvelles des filles ?

L : Oui. (Elle prend une respiration profonde) … Elles ont retrouvé Mathilde. 

La saga « Mathilde se remarie ! » continue… Cliquez ici pour la suite >> 

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